vendredi 18 novembre 2016

Se sentir la reine

Je me questionne.

Sur moi.

Mes motivations, mes envies.

Dans le Déclin de l’empire américain.
Un de mes films culte.

Le bum, c’était tellement mon genre.
Ce l’est encore.
Bien plus que les autres.

Et, cette femme intellectuelle qui découvrait des plaisirs avec lui.
Se faire attacher après le calorifère. 
Genre.
Des plaisirs qu’elle comprenait peu, qu’elle n’expliquait pas.
Mais qui la faisait jouir et rester là.

Elle assumait aussi.

Je m’y retrouve.
Ça me fait sourire.

(…)

J’intellectualise tout.

Ma première réaction est toujours viscérale, animale, instinctive.
Suis entière, intense.

La seconde réaction est toujours rationnelle.
Et c’est cette réaction qui perdure, l’émotif revient peu une fois que j’ai tout placé sous la loupe du rationnel.

Ça me fait trouver que rien de ce qui arrive n’est bien grave ou bien important.

Ça me fait rire des situations, changer ma perspective pour trouver que c’est beau pareil, intéressant surtout, vivant principalement.

Peut-être que c’est ainsi que les humains survivent, peut-être que c’est uniquement ainsi que les humains peuvent vivre.

Chose certaine, je suis résiliente et résistante.

Je suis de la race de ces femmes qui sont sorties des camps, qui ont traversé des tempêtes, qui ont bravé des éléments, pour s’ancrer ailleurs.

Le chêne dans la foret.

J’aime penser que c’est moi.

(…)

Je butine et je mange à plusieurs râteliers pourrait tout de même dire ma mère.

Tous les hommes qui m’entourent, parce qu’ils sont multiples et différents, forment un tout cohérent.

Pas un qui me va seul, mais tous qui se complètent.

Sébastien, le géant, l'ex, l'avocat, le dieu-comptable, le gars de la terrasse, F. mon amant virtuel et ami qui m'accompagne depuis des années, les nouveaux complices que j'ai rencontré depuis septembre...


J’ai besoin, pour le moment, de tous ces rois sur mon échiquier.

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