mardi 22 novembre 2016

Projeter...

Voilà.
C'est fait.

Billets d'avion achetés pour l'été prochain

Première fois que je planifie autant d'avance un projet voyage.

Un mois.
Avec ma fille encore une fois.
17 ans qu'elle a.

Un mois.
Dans un pays que l'on ne connait pas encore.
Dans un nouveau continent.

Du chaud.
Des montagnes.
De la mer.
Pas mal de sable.
Un coin de désert.
Des marchés.
Des odeurs.

Ma mère, qui y est née et qui y a passé 20 ans de sa vie, viendra peut-être nous y rejoindre quelques jours.

On trépigne déjà.
On rêve.
Des vraies gamines.
On sautille.
Dans cette joie de repartir.
De découvrir.
De se laisser porter vers des nouvelles aventures.
Ensemble, encore un peu.

Voilà.
Fin juillet 2017.

Comme deux clémentines, au Maroc nous serons.

vendredi 18 novembre 2016

Se sentir la reine

Je me questionne.

Sur moi.

Mes motivations, mes envies.

Dans le Déclin de l’empire américain.
Un de mes films culte.

Le bum, c’était tellement mon genre.
Ce l’est encore.
Bien plus que les autres.

Et, cette femme intellectuelle qui découvrait des plaisirs avec lui.
Se faire attacher après le calorifère. 
Genre.
Des plaisirs qu’elle comprenait peu, qu’elle n’expliquait pas.
Mais qui la faisait jouir et rester, là.

Elle assumait aussi.

Je m’y retrouve.
Ça me fait sourire.

(…)

J’intellectualise tout.

Ma première réaction est toujours viscérale, animale, instinctive.
Suis entière, intense.

La seconde réaction est toujours rationnelle.
Et c’est cette réaction qui perdure, l’émotif revient peu une fois que j’ai tout placé sous la loupe du rationnel.

Ça me fait trouver que rien de ce qui arrive n’est bien grave ou bien important.

Ça me fait rire des situations, changer ma perspective pour trouver que c’est beau pareil, intéressant surtout, vivant principalement.

Peut-être que c’est ainsi que les humains survivent, peut-être que c’est uniquement ainsi que les humains peuvent vivre.

Chose certaine, je suis résiliente et résistante.

Je suis de la race de ces femmes qui sont sorties des camps, qui ont traversé des tempêtes, qui ont bravé des éléments, pour s’ancrer ailleurs.

Le chêne dans la foret.

J’aime penser que c’est moi.

(…)

Je butine et je mange à plusieurs râteliers pourrait, tout de même, dire ma mère.

Tous les hommes qui m’entourent, parce qu’ils sont multiples et différents, forment un tout cohérent.

Pas un qui me va seul, mais tous qui se complètent.

Sébastien, le géant, l'ex, l'avocat, le dieu-comptable, le gars de la terrasse, F. mon amant virtuel et ami qui m'accompagne depuis des années, les nouveaux complices que j'ai rencontrés depuis septembre...


J’ai besoin, pour le moment, de tous ces rois sur mon échiquier.

mercredi 16 novembre 2016

Se faire surprendre

Un texto du dieu comptable

Le soir de la pleine lune.

Je n’étais pas libre pour passer la soirée avec lui.
Dixit mon pic nic sur la plage.

Et il m’a alors demandé si le gars de ma soirée était du genre coquin.
Première fois qu’il surfait sur mes possibles autres rencontres.

Réponse affirmative de ma part.
Je ne cache rien et dans le style coquin, le géant ne donne pas sa place.

Et ce dieu comptable un peu square de me demander s’il était, ma géante date, le genre à aimer les trios.

Et ben.

On peut dire qu’il m’a prise de court.

S’il voulait me surprendre c’était pas mal réussi.

J’ai envie de vivre des choses différentes dans ma vie, qu’il m’a dit.

Oh boy!
S’il savait à quel point c’est un fort fantasme chez moi.
S’il savait à quel point c’est un aussi fort fantasme chez le géant.

On en reparlera que j’ai répondu.

Je passe la soirée de jeudi avec lui.

(...)

Est-ce que j’en ai envie?
Oh que oui!

Est-ce que ça se fera?
On verra bien...

Pas de presse pour ce genre de truc de toute manière.

Être gravée

Je me rends compte que c’est le silence que je n’accepte pas.
Lors d’une séparation.

Perdre totalement le contact avec un autre.
Je trouve ça nul.

Ça me blesse et ça me fait imaginer des tas de trucs.

J’ai l’impression de mourir et de ne plus exister dans la vie de quelqu’un de qui j’ai été intimement liée.

Perdre la complicité, l’amitié, tout ce qui fait le beau d’une relation.
Je l’accepte mal et je compose difficilement avec ça.

De récupérer la communication avec mes ex me fait toujours du bien.

Même si c’est pour se dire des choses difficiles.
Même si c’est pour se consoler de ne plus être ensemble.
Même si c’est juste pour se rappeler des bons moments.

Ensuite, la vie décide d’elle-même.
En transformant le contact, la relation, qui devient alors autre.

Je me sens en paix.

Je suis alors capable de me sortir des méandres, de passer à autre chose, de respirer mieux à nouveau.

Lorsque la communication demeure.

(…)

Je me rends compte que ce que j’ai besoin c’est de me sentir spécial pour un autre.
Comme tout le monde sans doute.

Avoir ma place.
Unique.

J’ai ma place dans la vie de Sébastien qui ne pourra jamais être prise par une autre.
Je le sais.

Je n’ai pas besoin de plus, d’être sa blonde, sa femme, son amoureuse.
Je compose bien avec les filles qu’il rencontre ou rencontrera.

Car je me sais unique pour lui.

Même chose pour le père de mes enfants.

Je suis la mère de ses enfants, son amie, une certaine complicité que les années nous ont forgée.
Je n’ai pas besoin de plus que ça.

J’adore les femmes de sa vie parce que je sais qu’elles ne prendront jamais ma place.
Et je ne veux pas la leur.

J’ai digéré la rupture avec mon autre ex (celui avec qui j’ai passé deux ans) quand j’ai finalement senti toute l’importance que j’allais conserver dans sa vie.

Que j’ai senti que j’avais quelque chose qui ne pourra pas se remplacer complètement par une autre.

J’ai ce besoin de ne pas disparaître et d’avoir gravé quelque chose sur le cœur des hommes que je croise.

Je ne sais pas trop ce que cela veut dire sur moi.

Cela va peut-être avec cette peur de mourir qui m’habite tant?

Ne pas mourir totalement.

Ou c'est mon côté narcissique de rester importante?

Peut-être que c'est mon côté compétitif et cette envie d'être la meilleure, la plus hot, dans une sphère?

Peut-être parce que ça flatte mon égo et que c'est uniquement ça qui me suffit?

Peut-être que c'est le lot de tout le monde aussi?

(...)

Je sens de plus en plus ce que je représente pour le géant.

Il peut et je peux le laisser maintenant.

Et ça sera bien.

La job de tatouage est faite.

Je sais maintenant que je suis gravée quelque part sur son cœur et sur son corps.

Chaos cosmique

J’aime penser mes relations comme des satellites.
En orbite les unes avec les autres.

Des astres, des météores, des planètes, des lunes qui se croisent le temps d’une révolution, le temps d’un bref instant d’éternité.

J’aime penser que des fois on fait un bout de chemin ensemble sur le même axe.

Avant de repartir vers une autre direction, pour un autre cycle.

J’aime penser que des fois on va se recroiser, dans nos univers.
En parallèle ou en fusion.

Mais se recroiser tout de même.

(…)

C’est ce que je vis avec Sébastien et avec mon ex aussi.
Le père de mes enfants.

On a eu des orbites qui ont été les mêmes.
On s’est accompagné le temps d’une circonvolution.

Puis, on s’est éloigné.
Nos axes ont dévié autrement.
Vers un autre centre.
En exploration dans d’autres coins de galaxies.

Quelques fois, on se recroise, quelques fois on s’éloigne encore.

Mais on ne se perd jamais de vu.

Plus ou moins flou, plus ou moins au focus.
À travers diverses lentilles.

Éternellement nous serons dans nos mires.

(…)

C’est ce que j’ai envie avec le géant.

D’être encore un peu dans le même univers que lui.

Pas encore prête que je suis de le laisser se perdre dans les milliers d’étoiles possible.
Aux confins de l’infini des territoires.

De le laisser disparaitre dans un trou noir.
Aux antipodes.
Sans espoir, d’une certaine réflexion de ma lumière vers la sienne

On s’est fusionné durant 6 mois.
Big bang improbable.
Nous avons oscillé en synchrone quelques temps.

On est maintenant sur des orbites différentes mais qui ne se sont pas encore perdues.

On a frappé une roche, un ovni, un relent de queue de comète.

Diffraction.

On a dévié, on dévie encore.
On erre en suspension parmi les particules d’émotions.

Nos lunes quotidiennes se sont perdues dans un vide sidéral.

Puis vers des lunes bi-mensuelles.

Pour réévaluer le sens de notre route.

Pour faire le point.
Pour enligner ou non notre trajectoire.


Se recroiser, se décroiser.

Éternellement.
Toujours un peu.

mardi 15 novembre 2016

Quelques adieux

On est allé faire un pic nic.
Pour regarder la lune.

Couvertures, chandelles, vin.
Sur le bord de l’eau, dans le sable.

On était seul.

On a gelé un peu mais on a dû y rester 5 heures.
Couché l’un sur l’autre.

Un beau moment.
Comme toujours.

Sans doute parce que c’est toujours comme le dernier.
Sans doute parce que je lui disais encore une fois adieux.

(…)

Je suis allée dormir chez lui.
Parce que ça me tentait.

Aucun envie par contre de faire l’amour avec un condom.
Ça ne fitte comme pas.

Et comme c’est hors de question que l’on fasse l’amour sans condom.
Il n’y a donc pas eu de pénétration.

C'est le prix à payer.
Pour avoir été cave.

C’est souffrant en quelque part.

Cette envie de le sentir en moi qui me tenaille.
Cette envie de se sentir en moi qui le tenaille.
Même si on compense.

On a encore beaucoup parlé.

On s’est flatté toute la nuit, tout le matin.
Dans la douche.
Encore.

(…)

On a décidé de ne se revoir que dans deux semaines.
Sinon ce serait trop facile de se voir tout le temps.
De dormir toutes les nuits ensemble.
Parce que c'est le fun pareil.
Dormir les nuits ensemble.

Et.

J’ai besoin de distance.
Besoin de ne pas me sentir prise par lui.

Je ne veux plus m’attacher à ce géant.
C’est trop souffrant.
C'est trop inconfortable.

Pas maintenant du moins.
Peut-être même jamais.

C'est ce que je me souhaite, en quelque part.
De me détacher doucement.

Et.

Il a tant à régler de son bord.

(…)

Il doit s’essayer à l’exercice de la franchise et de la transparence.
Pas juste avec moi.
Avec tout le monde mais, surtout, avec lui-même.

Et ce n’est pas si simple.

Il lui faut déconstruire des schémas et des réflexes ancrés depuis quelques années chez lui.
Mécanisme de défense, fuite, whatever c’est quoi.

Ce ne sera pas si simple car ce sera alors se montrer vulnérable et risquer de perdre.
Ce sera se mettre en danger.
Ce sera aussi risquer de se faire juger, de ne pas tout avoir facilement, de se montrer sous un jour moins positif, aussi.

Puis, le risque de faire souffrir, de faire pleurer, de faire fâcher, de se faire laisser.
Lorsque l'on se dévoile sans mentir il faut aussi devoir accepter que ça ne fasse pas l'affaire des autres, ce que nous sommes vraiment en-dedans.
Et qu'ils peuvent décider de lever les voiles.

Mais, ce sera aussi agir en fonction de ça.
Avec cette peur que nos actes aient des conséquences.
Et de, soit les assumer ou soit de faire autrement.

Enfin, il me semble.

Il a parlé avec sa meilleure amie, son ex avec qui il a passé 13 ans.
Elle habite dans l’ouest et elle était ici pour 4 jours.

Il lui a tout dit de son histoire avec moi.
Ses mensonges, ses cachettes.

Pour la première fois.

Il s’est senti soulagé.
D'en parler.

Elle ne le reconnaissait pas.
Elle, elle ne connait que le bon géant.
Celui qu'il a déjà été.
Celui qu'il veut redevenir.
Elle avait d'ailleurs envie de m'appeler pour me le dire.

Elle lui a aussi dit qu’elle ne pourra sans doute jamais plus vraiment lui faire confiance comme avant.
En sachant ce qu'il a été capable de faire.

C’est le prix à payer.

(…)

Il doit donc s’essayer à la transparence.
Il le sait.
Il le veut.
Avec moi.
Parait.

Parce que, s’il n’est pas capable avec moi, il ne sera pas capable avec personne.
Et qu'il va continuer d’avoir des relations de merde.
Vides.

Il le sait.
Il n'est pas si con.

Il sait aussi ce qu’il risque de perdre.

Qu’il y a des bonnes chances que je rencontre un autre homme avec qui je n’aurais pas ces blessures.

À qui je vais pouvoir faire confiance.
Avec qui je ne vivrais pas cette peur constante qu’il me chie dans les mains.

Juste de même.
Un soir où ça ne file pas.

Et peut-être aussi que ce que je vais trouver sous sa transparence ne m'ira pas du tout.
Que ce gars là ne me plaira pas.
Que ce sera loin de mon genre de relation.

C’est également le prix à payer.

(…)

Il doit aussi creuser ce qui le motive à passer d’une fille à l’autre.
Creuser pourquoi il ne refuse aucune opportunité qui se présente.
Comme il le fait depuis quelques années.

Ce qu’il y trouve.
Ce qu’il comble avec ça.

Peur de la solitude, besoin de plaire et de séduire, défi, envie de chercher si mieux se trouve, de vivre à fond des trips, name it.

Il devra creuser et voir s’il est capable de faire autrement.
S'il en a envie surtout.

Peut-être que la réponse sera non.

(…)

Il doit aller passer des tests aussi.
Pour repartir à neuf sur cet aspect.

Et il devra ensuite vivre ses « dates » autrement.

Ce n’est pas si simple des condoms quand tu as des problèmes érectiles.
Il bande bien, avec moi, la plupart du temps, mais une fois à l’intérieur surtout.

Il doit trouver une manière de s’arranger avec ça.
Enfin.

Mais ça lui appartient.

C'est à lui de se prendre en main.

Et de vivre avec le fait que je ne le croirais pas.
Pas de sitôt, pas facilement.

C'est le prix à payer encore une fois.

(…)

Bref.

Il doit ben des affaires.

Et moi, je ne dois pas.

J’ai mes propres affaires à gérer.

Mes propres envie de vivre autre chose et de ne pas nécessairement l’accompagner dans tous ses dédales pour se sortir de son trou.
Celui qu'il s'est creusé.

Je peux aider mais.
Je ne veux pas être uniquement en relation d'aide.

Il n'est pas mon projet.
Je ne veux pas le sauver.
Je ne suis pas sa mère. 
Ni sa psy.

Je ne sais même pas s'il en vaut autant la peine.

Il a l'impression qu'il ne pourra trouver mieux que moi.
J'ai l'impression que je vais pouvoir trouver mieux que lui.

Enfin.

Pour le moment, ça me va.
C'est valorisant.
C'est intéressant aussi.
Ça me fait réfléchir et avancer.

De toute manière, tout va prendre du temps et ne va pas se régler en deux semaines et avec quelques belles paroles au clair de lune.

Je ne veux pas espérer quoi que ce soit

Je ne sais même pas si je vais être capable.
De rester en orbite pas trop loin.
De ne pas spinner.
D'être confortable.
De l'aimer à nouveau comme je l'ai aimé.

En présence, avec lui, je le suis tout le temps.
Confortable et sereine.
Entourée de tout.
C'est après que ça brasse dans ma tête.
Parce qu'il m'a brisé par en dedans.

Il le sait.

Et.

Surtout

Moi, je le sais.

(…)

Peut-être qu’on va s’éloigner tranquillement.
Peut-être aussi qu’on va se rapprocher tranquillement.

Peut-être que je me trompe encore.
Peut-être que ça fera plus mal.
Peut-être que ça fera au contraire moins mal.

On verra bien.

Le plus important?

Je suis bien avec l’idée de ne le revoir que dans 2 semaines.

(...)

Il a peur.

Très.

Mais, c’est vraiment le moindre des prix à payer.