J’ai rencontré un
gentil garçon.
Vraiment.
Un bon gars.
Fiable, prévenant,
franc, honnête.
Relativement drôle,
relativement cultivé, relativement mignon.
Des jeunes enfants par
contre et c’était dit, enfin moi je l’ai dit, avant même que l’on ne se
rencontre, que nous n’étions pas du tout dans les mêmes envies ou attentes.
Mais bon.
On a tout de même été prendre
un thé, voir un match d’improvisation en même temps que mes enfants, mon ex et
une amie et joué au hockey cossom avec sa gang de chum, un soir.
On a même été
voir un film.
On a couché ensemble
aussi.
Une fois.
Après le
hockey.
C’était bien.
Pas magique.
Pas transcendant.
Pas animal.
Pas sensuel ou érotique
vraiment.
Peut-être parce qu’il n’y
avait pas d’éclairage, pas de musique, pas d’ambiance d’installée. Il m’a
caressé avant même que l’on ne s’embrasse et on a tassé les vêtements à plier
sur le lit, avant d’ouvrir les draps.
Un peu étrange
justement par cet aspect un peu ordinaire.
Pour moi du moins.
On s’entend, ce n’était
pas désagréable, loin de là. C’était juste normal. Dans le genre qui fait du
bien au corps le temps que ça dure mais pas nécessairement à l’âme. Je n’avais
pas envie de me perdre dans ses yeux même si son torse était doux et ses bras
chaleureux. Je sentais fortement cette déconnection entre mon corps, ma tête et
mon cœur. Pour moi qui suis une intense et qui aime réunir le charnel, l’intellectuel
et l’émotif, c’était une nuit qui me remplissait peu.
Et j’ai eu envie de
partir même s’il me proposait de rester pour la nuit.
Et.
Ça ne m’a pas retenté
par la suite. Même si on s’est encore embrassé après le film et qu’il est venu
prendre un thé chez moi ensuite. Même étendu sur mon lit, on ne s’est presque
pas touché et je n’avais pas plus envie qu’il reste à coucher.
Une question d’odeur.
De dégagement. Une question de chimie. Des phéromones qui ne font pas réagir
les miennes.
Il le sait très bien ce
qu’il a offrir.
Il offre du stable, du
confortable, du gentil mais ne dégage pas nécessairement cette sensualité et
cette aura physique qui font chavirer les entrailles.
Enfin, pas les miennes.
Il serait le parfait
ami gay/pas gay avec qui c’est bon de se coller quand il fait froid et qu’on a
envie de frencher, sans plus.
Mais bon.
Des amis gay mais pas gay j’en
ai pas mal déjà. Et j’ai aussi des bonnes copines que c’est aussi le fun de
coller quand il fait froid, et des enfants qui ne sont pas économes de câlins et
même des amants virtuels qui me remplissent de leur amour et envies pour moi.
Suis entourée d’amour
et de tendresse.
Zéro ce qui me manque.
Suis même pas certaine
que le sexe me manque vraiment dans le fond.
Je sais au fait très
bien ce qui me manque.
J’ai le manque d’un
autre à rêver.
Un autre qui vienne
prendre le relais de ceux à qui je rêve bien utilement.
J’ai envie d’être
emporté sur une montagne que ce soit par le corps ou par l’esprit. J’ai envie d’un
autre univers que le mien et qui m’oblige à me dépasser.
Peu importe la manière
finalement, j’ai envie d’être envahi par un trop plein de quelque chose.
Suis pas tant pressée.
J'aime les quêtes.