vendredi 16 septembre 2016

Suis devenue une géante

Elle est étrange pour moi cette rupture.

Je n’arrive pas à en être vraiment triste.

Je n’arrive pas à m’ennuyer de lui pour vrai.

Elle me laisse, certes, vide de ses mots et de ses bras…mais comme le vide d’un retour de vacances.
Un vide de changement de routine.

Ce petit gout de mort dans la bouche.

Mais

Même si je tente de repenser à toute cette histoire en profondeur,

Je n’arrive pas à me sentir rejetée, à penser que c’est parce que je n’ai pas été ceci ou cela, à prendre cela personnel.

Je me trouve hot pareil.

Belle.

Séduisante.

Désirable.

Intéressante.

Encore bien plus qu'avant cette rencontre.

Cette impression qu’il le pensait vraiment et que même si c’était des mensonges, ben c'est rentrée pareil profond.

Parce qu'il y a des choses qui se feintent mal pareil.
Même en étant doué.

Et.

Je sais aussi tout ce que je peux donner à un gars.

La chance qu’il peut y avoir d’être avec moi.

Pour vrai.

Na.

(…)

J’ai envie maintenant de me faire séduire.

Tranquillement.

De prendre ce temps.

De laisser l’autre venir à moi.

Je me sens bien plus forte et confiante depuis que je ne crois plus personne et c’est presque paradoxal.

Comme si c’est moi maintenant qui va mener le jeu.

Comme si en n’ayant aucune croyance dans les mots de l’autre et même dans ses gestes, que cela m’apaisait enfin.

Comme si je n'avais plus d'attente et plus d'envie non plus d'aller quelque part.

Finalement.

Il a fait de moi une géante pour vrai.

(…)

La seule chose que je crains c’est de m’ennuyer de son format.

Pour vrai, il pogne ce gars presque uniquement à cause de ça.

C’est d’ailleurs ce qu’il écrit en premier sur sa fiche Tinder.

6,8 de pur bonheur.

Tout le monde a alors envie d’y goûter.

Et de coucher avec un monument de chair.

Pour se sentir petite.

Se hisser sur la pointe des pieds pour l’embrasser.

Être dominée par cette masse.

Et, pour une fille comme moi, tout de même grande, et qui a déjà été dodue dans sa vie…c’était extrêmement addictif.

C’était la première fois que j’avais ce sentiment-là, d’être fragile physiquement.

Tellement que ça m’a fait passer par-dessus bien des choses.

J’ai peur maintenant de comparer les prochains à son auge.

Il ne le mérite vraiment pas, alors ça me ferait vraiment chier que cela soit moins bon et qu'il me hante de cette manière.

Peut-être pour ça que je vais attendre de vraiment ressentir cette envie profonde envers un autre corps avant de me remettre à nu.

Dans pas trop longtemps, je le sais.

jeudi 15 septembre 2016

Faire sortir le méchant

Je ne vais pas lui envoyer.
Je ne crois pas que cela soit nécessaire.
Je ne suis pas certaine que cela va me faire du bien.

Mais j'avais besoin de l'écrire.
Et de coucher ça sur papier.

Comme un mal de cœur qui passe après avoir bien vomi.

Un exorcisme.

Une saignée.

Pour faire sortir les humeurs.

Pour évacuer le fiel.

(...)

Francis.

Je ne te déteste même pas.

Parce que tu ne mérites même pas que je ressente cela pour toi.

J’ai aimé un gars qui n’existe tout simplement pas.

Je méprise maintenant celui que tu es vraiment.

Malade.

J’ai pitié de ta petitesse dans ce corps de géant.

J’ai eu envie de me passer le corps, le cœur et l’âme à l’eau de javel.

Pour me rincer de tous ces mensonges.

Pour effacer tous ces mots qui ne valaient rien dire.
Ou si peu.

Pour me débarrasser de ton odeur.

Ton 6’8 de pure merde.

Je sais que tu vas en farcir une autre.
Autrement sans doute.

Que tu lui diras qu’avec elle ce sera différent.

Parce que c’est la bonne.

Celle que tu attendais pour être vrai et sincère.

Je sais qu’elle va te croire.

Car tu seras magnifique de sincérité.
Au point de te croire toi-même.

Dans ce rôle à t'imaginer que tu peux être un autre.

Tu es le meilleur.

Clap.clap.clap

(…)

J’ai relu les textos où tu me demandais l’absolution pour coucher avec une fille, alors que tu l’avais déjà fait si souvent. 
Les messages où tu me disais que nous étions deux dans ça et que tu ne voulais rien scrapper de notre relation. 
Que c’était nouveau pour toi alors que tu m'avais déjà trompé quelques fois.

J’ai regardé encore tes vidéos en presque larmes que tu m’avais envoyées par la suite.
Tes mots d’excuses et ces soi-disant vérités qui n’étaient encore que des mensonges. 
Même pas encore capable que tu étais de dire les vraies choses.
Continuer de mentir en faisant semblant de dire la vérité.

Pathétique.
Triste aussi.
Dans un sens.

J’ai ré-écouté ton message vocal du soir du 6 septembre, qui me disait que tu te couchais crevé, en espérant te réveiller vers minuit pour venir me rejoindre…à coup de je t’aime mon amour.

J’ai relu tes textos ensuite. 
Ceux du lendemain et des jours suivants.
Ces mots de désir et d’amour. 
Ces promesses de projets d’avenir que tu faisais encore.

J’ai ri.

J’ai trouvé ça laid.
Je t’ai trouvé laid.
Car tu l'es.

Et tout ce sexe que nous avons continué de faire.

Et tes promesses encore que nous étions merveilleusement un couple.

Et ta présence chez moi, avec ma famille et mes amis.

Et dire encore de la merde.

Malade pour vrai.

Et.

Tu sais?

Ce n’était tellement pas nécessaire.

Depuis le début ce n’était pas autant nécessaire.

De te donner autant de troubles.


J’aurais baisé avec toi pareil sans toutes ces promesses d’avenir commun que je ne souhaitais pas tant.

Que j’étais même incapable de visualiser au vu de nos différences profondes.

J'aurais baisé avec toi même en sachant que tu en voyais d'autres. 
Parce que je ne cherchais pas le sexe exclusif de toute manière.
Parce que moi-même j'allai en rejoindre un autre.

J'aurais été avec toi, même si tu avais été transparent.

Mais.

Tu m’y as fait y croire par la force de tes mots.

Tu m’y as amené par toute ton intensité physique et verbale.

« notre affaire c’est une coche au-dessus de l’amour »
« notre relation est tellement belle, avec des bases solides, simples »
« avec toi je peux vraiment être qui je suis » (celle-là c’est ma préférée)
« je t’aime à un niveau que je n’ai jamais connu auparavant »
« je veux prendre soin de toi comme personne n’a jamais pris soin de toi »
« notre avenir je le vois ensemble ».
« je nous vois ensemble, demain, le mois prochain, l’année prochaine  mais je ne veux pas te faire peur avec ça».
« je ne te répèterais jamais à quel point je trouve notre histoire extraordinaire »
« je vois des bien belles choses à venir pour nous deux ensemble »
"fais attention car tu vas te ramasser avec une demande en mariage"
"j'ai révé que nous vivions ensemble".
"j'ai même pensé que tu pourrais venir vivre chez moi"

Des phrases que je n'étais même pas capable de te dire car ma projection avec toi n'allait pas aussi loin que ça.
Des nombreux "je t'aime" uniquement en réponse aux tiens.
Un peu soufflée que j'étais pas cet amour pour moi que je trouvais si intense.
Trop un peu pour ce que moi je ressentais.

Et de me dire régulièrement à quel point ce n'était pas ton genre d'aller voir ailleurs.
Car de toute manière tu bandais mou.
Puis que tu n'avais pas besoin de ça.
Et ce malgré mes nombreuses propositions car je comprenais que tout un été sans sexe ça pouvait être long.
Malgré que je te l'ai ouvert cette porte des tas de fois.

Faut être un peu malade.

Tout de même.

Ceci dit.

Merci.

Que cela n’ait duré que 6 mois.

De toute manière.
.
Tu ne méritais pas une fille comme moi dans ta vie de bs.

J’étais loin de mériter un gars comme toi.
Enfin, personne ne mérite vraiment un gars comme toi.

Je te souhaite de te soigner avant d'en blesser d’autres.
Je te souhaite de redevenir celui que tu as envie d'être.
Celui que tu penses être.
Et que tu es peut-être.
Sous toute cette couche de merde.

Peut-être que tu le seras pour vrai.
Vrai, sincère et gentil.
Ne serait-ce que par orgueil de ne pas me donner raison.

Mais, je sais, qu'en attendant, tu vas continuer d’être capable de te regarder dans le miroir et de te trouver beau pareil.


mardi 13 septembre 2016

Et maintenant...

Je lui ai écrit un message gentil avec la liste des choses que j’aimerais ravoir et que j’ai laissé chez lui et au chalet.

Parce que ce sera plus facile avec son TDA et que je ne veux pas qu’il revienne me porter des choses pendant mille ans.

Des choses qu’il me laissera sur ma galerie pendant que je n’y suis pas.
Mieux comme ça.

Je lui ai souhaité bonne route, peu importe où elle le mènera.

Lui ai proposé de garder des trucs s’il en avait besoin.
J'ai pitié un peu.

Je sais que je ne devrais pas.

Puis.

Je pense aussi que, des fois, c’est pire être gentil.

Que ça fesse plus.

Et, parce que c’est moi aussi.

Le char de bêtises ne sert à rien de toute manière.

Pas avec des gars comme lui.

Et, je l’ai aimé pareil.
Enfin, celui que je pensais qu'il était.

Je l'ai aimé avant de le mépriser.
Pour celui qu'il est vraiment.

Il m’a remercié de l’avoir laissé me serrer dans ses bras.

J’ai résisté à l’envie de lui dire que tout le plaisir fut pour lui et que je n’avais maintenant que ce besoin de me laver l’âme et le corps.

Besoin de me débarrasser de son odeur.

À grande eau.

J'ai préféré ne rien répondre.

(...)

Encore bien des petits trous que je ne comprends toujours pas.
Qui resteront sans doute toujours un peu flous.
Un peu vagues.

Je résiste à l'envie de lui demander plus d'explications.
Je résiste à l'envie de lui demander de me raconter plus en détails, pour savoir exactement comment tout s'est passé, pour me donner un portrait encore plus juste.

De me rassurer aussi sur les choses vraies, de me confirmer les fausses.
De n'avoir plus l'impression que tout n'était que du cinéma.
Du vent.
Du n'importe quoi.

Mais je sais que je ne le croirais pas plus.

J'ai envie qu'il regrette.

Ma présence, naturellement.
Mais aussi profondément sa manière d'agir.
Et qu'il ait de la misère à se regarder dans le miroir le matin.
Avec son 6'8' de pure merde.

Je n'ai pas envie de le savoir heureux et en paix.

Pas envie qu'il soit bien.
Parce que ce ne serait tellement pas juste.

Je sais qu'il va convaincre l'autre.
Qu'avec elle ce sera différent.
Parce que c'est la bonne.
Qu'il va tout lui dire car elle est celle qu'il attendait pour être vrai.
Qu'il l'aime de ce coup de foudre intense et magique.

Je sais qu'elle va le croire.
Et qu'il sera encore une fois magnifique dans ce rôle.
À se croire lui-même qu'il peut-être un autre.

Anyway.

En attendant.

J'ai besoin de me lessiver de tout ce bourbier.

De me rincer.

De faire un deuil.

De toute cette immense présence soufflée d'un coup sec.
Du passage à un "je t'aime mon amour" à "je ne t'aime plus car j'ai eu un coup de foudre pour une autre".
En moins d'un jour.
Les affirmations sont-elles aussi fausses l'une que l'autre, aussi vraies l'une que l'autre ou une vraie et une fausse?
Lui seul le sait.
Et encore.
Sans doute même pas.

Depuis 6 mois qu'il me remplissait solide de mots, de câlins, de rêves.
Au quotidien.
Qu'il m'a fait sentir belle et aimée comme jamais personne ne l'avait fait avant lui.
Qu'il m'a fait me sentir apaisée et confiante dans ses bras de géant qui ne permettaient aucun doute.

Ça laisse pas mal de vide disons.

Va falloir me guérir.

Même si je ne sais pas encore trop comment. 

Et apprendre encore

Et bien.

Finalement.

Il ne me manquera pas du tout.

C’est tellement trop que c’est presque drôle pour vrai.

Intéressant aussi.

Comme quoi, on apprend toujours dans la vie.

(…)

Il a toujours eu d’autres filles en même temps que moi.

Depuis le début.

Deux autres filles avec qui il a commencé à parler le même jour que moi sur internet.

Et qu’il a rencontré par la suite.

Et qu’il a gardé en banque au début en les voyant de temps en temps.

Puis, la fin de semaine qu’il était parti seul soit disant pour accompagner son ami qui vivait un sale moment, c’était pour en voir une.

Ensuite je ne sais pas trop.

Je crois qu’il a arrêté ou pas, mais ça n’a pas vraiment d’importance.

Puis, pendant mon voyage en Bolivie.
Au début avec une ancienne copine et vers la fin avec la russe, au chalet.

Puis, pendant mon voyage en France, avec la même russe, chez lui.

Et que même en m’ayant avoué cette dernière fois, ce n’était même pas la vérité qu'il me disait.
C'est sans doute dans toute cette histoire ce que je trouve le plus laid.
De faire semblant de dire la vérité.

Comme il avait commencé dans le mensonge, il a continué.

Ne pouvant plus reculer.

Un beau trop de cul.

(…)

Parait qu’il était tout de même sincère dans tout ce qu’il me disait.

Son envie de moi, de nous, d’un avenir ensemble, de projets, de rêves, de construire.

Qu’il y croyait pareil.

Qu’il m’a aimé.

Je suis partie à rire.

Il aurait continué sans trop de vergognes d’ailleurs.
Jusqu'à temps que ça ne fonctionne plus.

Mais, il a rencontré une fille, mardi dernier.

Un rendez-vous pour prendre un verre avec une amie de son secondaire.
Il y est allé après être venu souper chez moi et quittant avec le prétexte de devoir aller porter des choses dans le nord. 
En me disant qu’il allait sans doute revenir dormir avec moi.

Coup de foudre instantanée.

Baise le soir même, dans mes affaires, au chalet.

En m’envoyant pareil des mots d’amour le soir, en me disant qu’il était crevé et qu’il se couchait, en m’appelant qu’il viendrait peut-être me rejoindre s’il se levait assez tôt.

Il m’a encore écrit le matin, tout feu tout flamme de me retrouver le soir.
En me disant qu’il était parti tôt pour espérer venir se glisser dans mon lit une petite demi-heure mais qu’il y avait trop de trafic, photo de trafic à l’appui.

Pic-nic le soir même sur le bord de l’eau, bain ensemble avec chandelles, sexe intense toute la nuit dans le genre retrouvailles suite à cette première nuit que nous ne passions pas ensemble depuis 20 jours.

Il était en feu.

Voulait s’imbriquer en moi.
Ses mains ne se pouvant plus de me serrer contre lui.

Idem pour les deux autres nuits qui ont suivi.

Bien que je sentais un truc sans être capable de mettre le doigt dessus.

Et lui si rassurant devant mes questionnements.
Amoureux devant mes amis lors de ma soirée de fête.
Me disant encore ce que nous allions pouvoir faire durant l'hiver dans le nord.

Jusqu’au samedi, où il est allé réfléchir au chalet, seul.

(...)

Il s’est décidé à tout me dire, parce qu’il veut tout lui dire, à elle.

Celle qui lui ressemble dans le genre fille de char et du nord, avec qui il va partir travailler dans la construction dès qu’il aura ses cartes dans deux semaines, pour aller gagner des tas de sous, genre 100 000$ par année.

Son idée à elle.

J’ai ri encore.

Il m’a tout raconté.

Ses dettes importantes sur sa carte de crédit, le gars qui le poursuit pour vice caché lors de la vente de sa moto, les filles qu’il a datées, ses amis qui le savent bien, son aspect égoïste et manipulateur, le fait qu’il est à la gorge paye par paye.

Il m’a tout raconté.

Pour se libérer, en espérant se sentir mieux.

Pense pas que ce fut le cas vraiment le cas.

Il m’a tout raconté.

Pour espérer partir sur des bonnes bases

Avec LA bonne qu’il vient de rencontrer mardi.

Celle qui le fera changer.

Qui le fera redevenir ce qu’il était avant d’être un salaud.

J’ai ri pour vrai.

Je l’ai regardé froidement dans les yeux en lui disant qu’il était vraiment un trou de cul.

Qu'il avait eu en prime une relation non-protégée avec la dernière fille et que ça, franchement, c'était encore plus que dégeux de sa part.

Qu'il avait 16 ans de comportement maladif.

Qu'il allait finir seul comme un gros colon ou avec une fille qu'il aura solidement baratiné. 

Que je n'étais pas certaine qu'il réalisait ce que ça faisait vraiment, tout ça, à un autre être humain.

Que j’avais pitié de lui et de sa vie de paumé, que je ne m’en faisais même pas pour lui par contre car des gars comme lui dorment tout de même sur leurs deux oreilles.

Il m’a demandé de me serrer dans ses bras une dernière fois.

M’a donné un baiser sur le front.

Je l’ai regardé dans les yeux en lui disant qu’il était tout de même un beau salaud.

Il m’a dit oui.

Suis allée rejoindre ma voiture sans me retourner.

Fin de l’histoire.

 (…)

C’est un malade au fait.

Qui ment vraiment bien pour vrai.
Avec cette intensité amoureuse.

J’ai relu nos échanges.

Pour voir si j’avais été si naïve de croire autant.

Dur de ne pas embarquer.
Dans cette progression.

Il était tout là, enfin, semblait tellement l’être.

Les multiples « je t’aime mon amour » qu’il m’envoyait plusieurs fois par jour, qu’il me disait encore plus en vrai. 
Compulsivement, tout le temps.

Les « je t’aime d’un amour vrai et sincère comme je n’ai jamais aimé personne », les « je me vois avec toi longtemps », les « notre amour est vrai et sincère, même une coche au-dessus de l’amour », les « je vais prendre soin de toi », les « tu m’habites comme jamais ».

Bref.

La sauce au maximum.

(...)

Je lui en veux d’en avoir mis autant…même s’il m’a dit qu’il y croyait à chaque fois qu’il le disait ou l’écrivait…jusqu’à son coup de foudre de mardi.

Je lui en veux car ce n'était même pas nécessaire de m'en dire le quart du quart pour baiser avec moi. Que je n'en demandais pas tant. Qu'il m'a amené à finir par rêver de lui, de nous...presque malgré moi, à la force de ses mots.

Je lui en veux pour les autres hommes qui suivront et qui devront pédaler doublement fort pour me convaincre qu’ils ne sont pas des menteurs.

Je lui en veux parce que je suis une gentille pour vrai qui n’avait pas à tomber sur un gars comme lui.

Je lui en veux de me faire sentir naïve et un peu conne.

Je lui en veux de me faire écrire une si laide fin.

Je lui en veux de me rendre cette histoire moche avec un arrière gout dans la bouche et de balayer d’un coup tout ce qu’il y a eu de beau sous toute cette merde.

Je lui en veux de me donner cette envie de me laver dans de l’eau de javel, le corps, le cœur et l’âme.

Je lui en veux de me faire repasser des tests que j'ai déjà fait en juin.

Je ne le déteste même pas.

Ce serait trop lui donner.
Ce serait trop lui offrir.

J’ai plus de pitié pour lui qu’autre chose.
Presque de la compassion devant un si gros tas de bouette.

Je sais aussi qu’il va rester un salaud.

Que cela va le rattraper.

Ou pas.

Les salauds s’en tirant toujours relativement bien.

Malheureusement.