lundi 23 novembre 2015

Sa voix au chapitre: soupçons d'une étoile éveillée


Parce qu'il est un personnage important.
De quelques chapitres de ma vie.
Sa voix.
Ses mots.
Que je reçois de temps en temps dans ma boite de courriels.

Réminescence de doux moments. 

Je le trouve beau. 
  
"Nous venons de faire l'amour.
J'aime faire l'amour avec elle.
Intenses de nos échanges,
Nos corps apprentis se languissent à chaque fois.

Le sentiment le plus grand n'est pas sur les moments, pas toujours, Mais bien plus tard lorsque je me souviens.

Nous discutons. 
Elle rit.
Son petit rire aux petites saccades aiguës.

On se "niaise" au lit.

Elle sort de la salle de bain.
Prête à dormir. 
Prête à tout aussi.
Les yeux, scintillants.

Je suis allongé sur le côté, la regardant.
Les bras ouverts.
Elle se blottit.
Non, pas encore, elle éteint les lumières.
Elle se blottit.
Je sens son coeur chaud. 
Ou la chaleur de son coeur ?
Son bain surtout je sens.

Je lui donne des baisers dans les cheveux, le cou qui me fait frémir.
L'envie encore de lui faire l'amour une nouvelle fois.
Mes mains se faufilent puis s'immobilisent sur sa poitrine.

Nos corps croisés.
Nous allons rendre visite à Morphée.
Un triolisme des rêves.

Je me réveille pour bouger.
Le bras engourdi, je le laisserai sur elle.
Toujours ce contact que j'aime avoir.
Elle le reçoit avec douceur.

Parfois coquin,
Parfois désintéressé.
Un Trésor se touche,
Il est là dans mon sommeil, juste à côté.

Une brise dans la nuit
Le prétexte pour la recouvrir du linceul laissé à l'abandon.
L'approcher contre ma poitrine.
Serrer un peu puis relacher.
Ma jambe relevée sur son fessier.

Son souffle que je n'entends pas toujours, car sa main se présente sur mon oreille.
Son parfum imprègne les coussins
Elle a du goût.

Toi.

Un délice des nuits.
Dont je me rappelle plus fort.
Avant les moments à venir."

jeudi 19 novembre 2015

Fuck



Il est arrivé alors que je ne l’attendais pas.

Une attirance commune sur un site de rencontre, des textos échangés pendant une longue semaine, une première rencontre au restaurant, une deuxième au cinéma.

Et une dernière qui nous verra nous fondre, un dans l’autre, durant toute une nuit.

Blanche elle sera.

Longtemps que je n'avais pas fait l'amour comme ça.

Il est arrivé alors que je ne le souhaitais pas vraiment.

Comme un bulldozer.

Sans préavis.

Il m’a cogné fort.

M’a déséquilibré les émotions.

M’a renversé d’un coup.

Fuck.

(…)

Et mon cœur de tressailler.

Parce qu’il le sait, mon cœur.

Il sait que ça fitte au bout.

Que c’est compatible.

Il sait qu’il nous plait ce gars-là et qu’il est beaucoup de ce que j’ai envie.

Il sait qu’il a ce potentiel de rêves incroyables.

Et que je suis capable de me projeter avec lui.

Dans des multiples possibles.

Et ma tête d’avoir peur.

Parce qu’elle le sait, ma tête.

Elle sait que je ne veux pas aimer quelque chose qui se peut.

Elle sait que j’ai peur en dedans.

Tellement.

Parce que dans l’amour je suis poche.

Vulnérable.

Anxieuse.

Fragile.

Dans l’amour je doute.

De moi et de l’autre, surtout.

Dans l'amour, ma tête spinne à en avoir mal au coeur.

Fuck que ça ne me tente pas.

(…)

J’ai envie de courir loin.

De m’enfuir vite.

De refuser.

Avant que ce ne soit trop tard.

J’ai envie de me complaire avec ceux dont je me fous.

Ils sont nombreux et rassurants.

Avec eux, je suis forte et en contrôle.

J’ai envie de me construire une carapace de béton.

De ne laisser voir aucune de mes failles.

J’ai envie de me protéger contre la souffrance qui s’en vient.

Inéluctablement.

Me protéger de cette crainte que ce ne soit que des chimères illusoires en Espagne.

Je porte profondément les stigmates de ma dernière rupture.

J’ai peur du leurre.

D’être ce poisson relâché.

L’hameçon encore dans la bouche.

(...)
Fuck

lundi 2 novembre 2015

Prémisses


Et, je suis inquiète.
Un peu.
Pour moi.

Je n’aime pas comment je me sens à l’intérieur.
Cette impression que ma carapace se fissure et que je n’arrive pas à bien colmater la brèche.
Cette lassitude.
Ce manque d’entrain.
Ce peu d’envie d’être en relation.
Ce cœur qui surnage.
Cet éparpillement.
Ça me ressemble si peu.

Cette impression de gaspiller ce temps que j’ai de moins en moins.
D’être engluée sur une route qui ne débouche plus nulle part.
 .
Sur ce chemin aux mille possibles, je cherche la voie.
Après une pluie diluvienne. 
Je patagauge dans la section boueuse du sentier.

Aujourd’hui, je trouve mes amours loin.
Tellement

Et cette nostalgie intense de voir mes enfants grandir tant.
De sentir que je serai de moins en moins une maman.
Ce qui était pourtant mon plus beau rôle.
Mon meilleur.

Toujours une mère, certes, mais autrement.
Se redéfinir.
Dans des paradigmes en transformation.

Novembre.
Un peu aussi.
Dans cette annonce de ce qui nous attend pour quelques mois.
 
Introspection.
Se réfugier à l’intérieur de soi.
Se réchauffer l’âme autrement.

Je vais avoir froid.

I know it.